LONG TRAJET EN VSP?

Bien qu’elles épargnent à ses usagers des contraintes liées à la gestion des points du permis de conduire, beaucoup doutent encore sur les éventualités à envisager pour un long trajet en VSP. Est-il possible ou raisonnable d’aller en villégiature en parcourant l’Hexagone avec une voiturette ???

Face au retrait de points ou permis de conduire annulé, beaucoup de personnes migrent vers une autre alternative de mobilité. Un choix offrant la liberté de bouger selon vos activités. C’est le choix de circuler en VSP ou Véhicules Sans Permis. Cette reconversion présente pourtant quelques limites au niveau des constructeurs et des restrictions bien définies selon la réglementation routière de chaque état.

En France, l’article R421-2 du Code de la Route indique qu’il est interdit de conduire un VSP sur les autoroutes et les voies rapides. Une loi applicable également en périphérie parisienne, les rocades express ou les voies sur berges. Bridées à 45 km/h à l’origine, les voitures sans permis demeurent limitées en termes de vitesse. D’une puissance maximale de 4 kW, soit 50 cm³, son poids est toujours inférieur à 350 kg.

Mais en réalité, il n’existe aucune limite en matière de kilomètres. Les réservoirs souvent conçus pour une contenance de 16 litres, il est possible, grâce à un plein, d’effectuer 450 km soit une consommation de 3,5l/100 km. Dans le cas d’une location, le forfait kilométrique de 2000 km/mois. En cas d’excès, prévoir une facture de 0,13€ pour chaque kilomètre franchi de plus.

Cependant, quelques dispositions s’imposent pour une bonne conduite lors d’un long déplacement en VSP.

 

Voici une liste (non exhaustive) de précautions à prendre.
• Préparer son véhicule (Contrôle de niveaux de liquides, pression de pneus, éclairage, signalisation et visibilité),
• Faire sa révision, étudier son cheminement,
• s’informer des conditions climatiques et de circulation,
• Partir en forme pour prévenir les risques de somnolence et de fatigue sans occulter de prévoir quelques intermèdes ou arrêts.

Tourisme par défaut de pistes

Ensuite, place aux restrictions de l’itinéraire. Les quadricycles légers à moteur peuvent exploiter toutes les routes, sauf les autoroutes, les voies express et le périphérique parisien. Une réglementation qui s’illustre par un panneau bleu bordé de blanc avec une voiture blanche indiquant un accès réglementé à la voie pour les voiturettes et les cyclomoteurs. L’utilisateur doit user de prudence s’il dispose d’une carte GPS car toutes les restrictions ne sont pas prises en compte. Les voiturettes ne sont pas interdites d’emprunt de la voie publique.

La limitation de performance et le gabarit de ces mini-voitures influencent les projets de voyage des utilisateurs. Pratique en ville ainsi que sur les courts trajets, elle est bien moins avantageuse sur de longues distances. Sa lenteur qui rallonge la durée de voyage fait rétracter les envies de plus d’un. Entreprendre une telle initiative fait plus recours à une tentative d’expérience qu’à une légitimité. Il faut traverser beaucoup de villages en espérant ne pas croiser les tracteurs et autres engins agricoles.

Les voitures sans permis modernes utilisent du diesel. Les moteurs sont donc censés tourner des heures et des heures sans cesse. Tout en prenant soin de faire reposer le moteur tous les 100 km, l’on peut bien atteindre une longue distance.

Avec l’augmentation galopante du tarif du diesel à la pompe, est-ce toujours une bonne idée d’opter pour des modèles utilisant ce type de carburant ?

Une interrogation semble bien tarauder l’esprit: celle de la sécurité. Pour cela, il ne faut pas ignorer les règles de conduite. Car, beaucoup de voitures sans permis font des manœuvres dangereuses voire griller un feu stop ou faire de la vitesse en agglomération. En période de neige ou quand le vent souffle ou encore quand il y a beaucoup de vent, il est plus risqué de sortir en voiturette. En cas d’accident, ne pas oublier que le plastique reste une protection très fragile face aux chocs.