VSP !  32% ont plus de 50 ans : mais qui sont les conducteurs de voiture sans permis ?

Encore regardé comme un marché de niche, très restreint, les véhicules sans permis séduisent de plus en plus de gens. D’après une étude conduite par une compagnie d’assurance VSP sur un échantillon de 861 conducteurs, il s’avère que ces voitures constituent une solution de déplacement de choix pour les personnes qui résident à la campagne.


Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Peu importe l’âge, conduire sans permis est vécu comme une émancipation des lois rigides, une prise de distance, une manière d’exprimer sa liberté ! Adoptées par les séniors des années durant, les VSP sont dorénavant plébiscités par les mineurs qui désirent prendre leurs aises avec la conduite. En plus, actuellement le permis coûte les yeux de la tête.

En 2016, le marché des voitures sans permis accusa une augmentation assez conséquente de l’ordre de 10%, un taux qui devrait se réitérer pour l’année 2018.

En France, toute personne qui n’est pas en possession d’un permis de conduire peut se diriger vers un véhicule sans permis, un VSP et l’’enquête a montré :

  • que les deux tiers des conducteurs de VSP sont des hommes,
  • que 58% d’entre eux résident à la campagne et que 32 % sont âgés de plus de 50 ans.

Cela montre nettement que les VSP compensent un besoin fondamental chez les personnes qui vivent loin de la ville, et qui ont des difficultés pour se déplacer, par manque de transports en communs.

Toujours sur la base de cette prospection, on découvre :

  • que 81 % des conducteurs de VSP n’ont jamais eu de permis de conduire, essentiellement parce qu’ils avaient des difficultés financières, (31%) ou parce qu’ils étaient invalides physiquement (3%) ou par illettrisme handicapant (5%). Ce taux assez révélateur contredit les idées reçues qui prétendent que la plupart des conducteurs de VSP auraient été dépossédés de leur permis.

Aixam, Ligier et Microcar sont les principaux labels de qualités qui revendent des VSP. Mais la plus prisée, d’après le résultat du sondage, est Aixam avec un taux de 41%, qui fut la première à présenter un prototype VSP 100% électrique.

Sur un autre plan, les concepteurs des modèles VSP n’accordent pas uniquement une importance à la dimension esthétique qui reste quand même très appréciée, mais aussi à la sécurité qui demeure de facto la plus grande préoccupation des 28% des conducteurs, toujours selon la recherche établie, sur le même plan d’ailleurs que la consommation réduite, à raison de 29 %. Sans oublier la facilité du parcage, un autre avantage souligné par 31 % des femmes sondées.

En revanche, le prix des VSP est un handicap de taille, dissuasif pour 81% des hommes et 76% des femmes conductrices.
27% des hommes interviewés reprochent aux VSP leur manque d’espace et 29 % leur faible puissance.

Cependant, ces voitures sans permis n’arrivent pas encore à s’imposer complétement dans l’univers exigeant de la voiture, bien que le design soit de plus en plus accrocheur, et que la clientèle devienne de plus en plus jeune. La VSP est parfois moquée, suscitant des railleries, les conducteurs même insultés, et sa réputation reste bien en-dessous des ambitions de ses concepteurs. Ainsi 59 % la considèrent comme un« Pot de yaourt », et 27 % comme une voiture d’alcoolique, alors que 34 % pensent qu’elles constituent un danger public. 42% des conducteurs se disent même insultés alors qu’ils la conduisaient.

Vis a vis de ces préjugés, les résultats de l’enquête ont démontré clairement que les conducteurs des voitures sans permis ont un profil tout à fait différent de celui imaginé par la plupart des conducteurs.

Cette enquête a permis de forger avec précision le profil des conducteurs des VSP.